En Charente: la vie... et la politique

Lundi 29 janvier 2007

Tous les mauvais esprits attendaient le sourire en coin...

Entre le changement de Président, le changement de lieu, la colère des éditeurs devant les nominations  et les incertitudes du climat... on donnait peu de chance à cette nouvelle édition du Festival de la BD!

Pourtant , les faits sont là: le public fut nombreux, la STGA a su gérer les flux nombreux et variables, les tables du centre-ville furent remplies et l'attachement entre la BD et Angoulême est à nouveau démontré. Tout cela malgré la neige!

Encore une fois, nous mesurons le rôle des élus pour trouver la ligne de crête entre des exigences diverses: permettre la qualité et l'affluence, contenter les commerçants de la ville, et poursuivre la modernisation du centre ville.

Nous allons dans quelques mois choisir entre de multiples candidatures pour élire nos députés.

Nous saurons nous souvenir que le maire d'Angoulême a montré dans ce contexte qu'il est tant un homme de convictions qu'un responsable efficace.

Par Vincent YOU
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Jeudi 1 février 2007

La lecture de la presse charentaise nous apprend que l'UDF se met en ordre de bataille et lance localement ses campagnes présidentielles et législatives...

Rien de neuf sous le soleil? la n-ième manifestation du caractère gaulois qui fait que le goût pour la différenciation risque encore d'attirer la défaite?

Non, cette fois ci l'UDF prétend dépasser le clivage gauche- droite et défendre le Tiers Etat. Selon sa formule, il faut rassembler  " la droite modérée et la gauche moderne"... cela peut paraitre séduisant.

Il est vrai que les lignes de front entre droite et gauche sont souvent tombées. La lutte des classes n'est plus que très minoritaire et le conservatisme le plus rigoriste ne correspond pas au monde qui s'ouvre. Il me semble cependant que le discours de l'UDF pêche par trois d'angles:

1/ des alliances incohérentes: on peut dire tout ce que l'on veut mais les élus locaux de l'UDF appartiennent tous, sans exception, à des collectivités UMP et/ou Divers droite... on peut donc laisser penser que l'on va cette fois-ci gouverner avec "les meilleurs de chaque camp", il faudra d'abord expliquer pourquoi le choix national devrait être différent des choix locaux... pas facile d'être candidat UDF aux législatives, de laisser penser que l'on va peut-être s'allier avec le PS alors que l'on est aussi adjoint d'un maire UMP...

2/ une erreur institutionnelle: la Cinquième République est construite autour d'une recherche d'efficacité démocratique. Après les errements de la Quatrième République, qui voyait justement les majorités changer au grè des alliances partisanes, nos institutions sont aujourd'hui construites sur le choix majoritaire. Par ailleurs, la mise en place du quinquennat (tant attendu par un François Bayrou!) renforce cette tendance en associant davantage majorité présidentielle et majorité parlementaire... 

La troisième voie n'existe que dans la fiction ou dans le chaos. Car, à bien y réfléchir, l'idée même d'un gouvernement des meilleurs implique que la dernière alternative est celle du gouvernement des barbares...  Finalement, nous n'aurions plus qu'à choisir entre le centrisme triomphant et la chute finale.... un peu court non?

3/ Enfin, et plus encore, il y a une tromperie morale: la démarche du "seul contre tous" a son charme. Elle laisse à penser que l'on a affaire à quelqu'un de droit dans ses bottes, qui lutte pour ses idées avec la constance du roc et la fidélité des hommes de convictions. Pour autant deux exemples suffisent à contredire cette image: Avril 2005, la France choisit de rendre un hommage national à Jean-Paul II. Qui s'y oppose? F. Bayrou au nom d'une conception de la laïcité bien dépassée et bien étrange pour un héritier de la démocrati-chrétienne! Juin 2006: notre Bayrou se déclare favorable à l'homoparentalité et à l'adoption pour les couples formés de personnes homosexuelles ...  Franchement est ce que tout cela ne ressemble pas plus à de l'opportunisme de bas étage?


 

Par Vincent YOU
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Samedi 3 février 2007

Contrairement à ce que l'on peut imaginer, les contours que peut prendre notre vie en société ne découlent pas que des lois et décrets.

Dans nos vies quotidiennes, nous pouvons être des acteurs efficaces pour que des options soient prises et que des dérives soient heureusement évitées...

Petit exemple tout frais:

Hier matin, dans une rue commerçante d'Angoulême (entre la place Louvel et l'Hôtel de Ville), une passante est  surprise par une curieuse affiche posée sur une vitrine. Entre les diverses annonces des soldes, on trouve ici le dessin d'une tête d'enfant barée d'une grande croix, sur le modèle des panneaux d'interdiction de stationnement suivi de l'inscription "interdit aux poussettes"... La dame entre dans la boutique, fait mine de chercher une bonne affaire et finit par interroger les vendeurs. "Qu'est ce que ça veut dire votre affiche?" La vendeuse explique "nous ne voulons plus de poussette ici, ça fait des traces sur le sol" et son collègue de rajouter "c'est mieux que d'avoir 10 vêtements à nettoyer".

La "cliente" joue l'intriguée "donc il faut laisser les enfants dehors?" Réponse "ben, oui!"

" les enfants restent donc dehors sur le petit trottoir?"...

une autre cliente commence à sourire en suivant la conversation... les vendeurs confirment leur option... et la cliente les salue sans autre commentaire...

Le soir même l'affiche était enlevée et remplacée par un dessin d'enfant souriant!

quelques gestes ou quelques mots suffisent parfois. Notre monde peut marcher sur la tête ou retrouver son humanité... cela dépend de notre engagement!

Merci à ma douce épouse d'avoir été ce jour là, la responsable souriante et perspicace d'une évolution positive!

 

Par Vincent YOU
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Jeudi 8 février 2007

 

Ce jeudi soir, la librairie d'Angoulême "L'ancre et la page" organisait une soirée à l'Eglise Saint Martial sur le thème "les chrétiens en politique" avec deux invités: Jean-Claude Louis, maire de Montmoreau (divers gauche) et Philippe Mottet, maire d'Angoulême (UMP).

Cette réunion est, pour moi, signes d'espérance à plusieurs titres:

  1. Premier signe : que l'Eglise organise un tel débat est signe qu'il est maintenant clairement entendu que les chrétiens ne doivent pas rester dans les sacristies mais peuvent être porteurs d'une vision de l'homme et de la société qu'ils proposent à tous;
  2.  
  3. Deuxième signe : que des responsables politiques acceptent de donner leur témoignage, parfois de manière très personnelle, est signe qu'ils cherchent à trouver un écho et que la laïcité s'ouvre en permettant de souligner les ressorts spirituels d'un engagement politique;
  4.  
  5. Troisième signe: qu'un chrétien de droite et un chrétien de gauche dialoguent de cette façon est signe d'une pacification dans l'Eglise où les noms d'oiseaux sont en recul...

Cette campagne électorale est décidemment étonnante. Nicolas Sarkozy a lancé sa campagne le 14 janvier avec quelques remarques fortes sur la nécessité de sortir d'une conception étriquée de la laïcité.

Pour vous en convaincre, en voici un passage  plutôt inattendu dans la bouche d'un responsable politique français:

"J'ai changé quand j'ai lu à Tibhirine le testament bouleversant de frère Christian, enlevé puis égorgé par des fanatiques avec six autres moines de son monastère. Le GIA avait prévenu : « nous égorgerons ». On retrouva les sept têtes des moines suppliciés sans leurs corps. 

Deux ans auparavant, cet homme de charité avait par avance pardonné à son assassin : « s'il m'arrivait un jour d'être victime du terrorisme, (…). Voici que je pourrai, s'il plaît à Dieu, plonger mon regard dans celui du Père pour contempler avec lui les enfants de l'Islam tels qu'il les voit (…). Et toi aussi l'ami de la dernière minute, qui n'aura pas su ce que tu faisais. Oui pour toi aussi je le veux, ce Merci, cet « A-Dieu » (…). Et qu'il nous soit donné de nous retrouver, larrons heureux, en paradis s’il plaît à Dieu notre Père à tous deux ! » Par son humanité immense, par sa volonté de rassembler les hommes le frère Christian fait honneur à la France laïque et républicaine.  

A Tibhirine, j’ai compris ce qu'est la force invincible de l'amour et le sens véritable du mot « tolérance ».  

A Tibhirine, le frère Christian m'a enseigné, par-delà la mort, que ce que les grandes religions peuvent engendrer de meilleur est plus grand ce qu'elles peuvent engendrer de pire, que les extrémismes et les intégrismes ne doivent jamais être confondus avec le sentiment religieux qui porte une part de l'espérance humaine.  

Opposer ce sentiment religieux à la morale laïque serait absurde. Nous sommes les héritiers de deux mille ans de chrétienté et d’un patrimoine de valeurs spirituelles que la morale laïque a incorporé. La laïcité à laquelle je crois, ce n’est pas le combat contre la religion. C’est le respect de toutes les religions. "

Pour sa part, Christine Boutin a eu l'occasion d'évoquer assez profondément les liens entre sa foi personnelle et son engagement politique notamment lors de son passage le 18 janvier à l'émission "Face aux Chrétiens"

 

 

 

Malraux n'avait pas tort. D'Angoulême,à Paris en passant par Thibirinne, il semble que le XXIème siècle semble accepter de rouvrir les portes de l'Espérance...

Par Vincent YOU
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Vendredi 16 février 2007

400!

C'est un grand jour: après moins de trois semaines d'existence, ce blog vient de passer le seuil des 400 visiteurs.

Je veux croire que ce lancement réussi est gage d'un débat qui va monter en puissance pour permettre de faire de ce lieu d'échanges et de convictions un lieu où la campagne gagnera en vérité et en profondeur.

N'hésitez pas à diffuser cette adresse autour de vous et à faire des commentaires sur les articles. Nous avons encore plein de choses à nous dire!

 

Par Vincent YOU
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Samedi 24 février 2007

Comme chacun le sait, la 4ème circonscription de la Charente accueillera pour le Parti Socialiste un candidat médiatique en la personne de Malek Boutih. Ancien président de SOS Racisme, secrétaire national du PS chargé des questions de société, il m'a longtemps donné l'image d'être un homme libre, loin des stéréotypes, loin des vieilles querelles. Le type de personne que l'on trouve dans le camp opposé mais dont on ne peut s'empêcher de penser que sa liberté de parole et l'originalité de certains de ses positionnements en font quelqu'un qui va participer au renouvellement de notre vie politique.
Malek Boutih est depuis assez longtemps un proche de Ségolène Royal. Tout se gatte depuis qu'il est annoncé dans notre département. Le parachutage a beau être une pratique ancienne, pratiqué par le plus grand nombre des partis... il reste que c'est le contraire d'une politique où l'engagement se croise avec la vie quotidienne, la défense de convictions avec les actions de terrain.
Pour imposer sa candidature, Malek Boutih a, par ailleurs, montré qu'il ne s'embarrassait pas de chercher à être cohérent. Deux exemples mettent en lumière les contradictions du personnage.
Première démonstration: depuis sa désignation par le PS, M. Boutih a montré un refus complet de prendre en compte l'avis des militants locaux. La section du PS a choisi démocratiquement un autre candidat? Peu importe, on oubliera dans ce cas les grandes déclarations sur la nécessité des débats participatifs! Ceux qui pensaient qu'il s'agissait de rapprocher les choix des réalités locales n'ont plus qu'à retenir la démonstration de leur naïveté!
Deuxième démonstration: Ségolène Royal fait tout un show du retour des "éléphants du PS" en manifestant la nécessité de donner une place à chacun pour une photo de famille très médiatique... Notre Malek, choisit dès le lendemain de (re)lancer sa campagne charentaise avec des propos tonitruants sur les leaders du PS local.
Sur Philippe Lavaud, vice-président de Ségolène à la Région et candidat pour être tête de liste à Angoulême: "il incarne ce dont les gens ne veulent plus, quelqu'un qui passe plus de temps à briguer le pouvoir au lieu de défendre son bilan et de travailler"...
Sur Jean-Claude Beauchaud, député sortant: "il va devoir expliquer au électeurs pourquoi il est si peu intervenu à l'Assemblée pendant ses 14 années de mandat"...
Sur le Conseil Général "il ne se passe rien, c'est chacun pour son territoire et on jalouse les autres"...
Si il est clair que sa liberté de parole est intacte, et si l'on doit le remercier de jeter cette lumière crue sur certains de ceux qui aspirent à recueillir nos suffrages, il est aussi nécessaire de dénoncer cette supercherie: on ne peut pas dire à Paris que le PS se rassemble à l'unisson et montrer de telle haine dans nos douces provinces. On ne peut pas afficher des grands sourires et avoir de tels propos. Le parachutage nous avait montré que la démocratie participative n'était qu'un stratagème pour donner la toute-puissance à un clan. Le discours de M. Boutih nous montre que l'union au PS est une vaste farce.
Pour terminer, il reste savoureux de mesurer combien Malek Boutih met peu de bonne volonté pour tenter de s'enraciner dans notre région... vous trouverez ci dessous une courte vidéo où il est assez pathétique de l'entendre défendre Ségolène Royal et son action dans "sa région"!
 
 
Par Vincent YOU
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Mardi 6 mars 2007

Qui peut être contre l'Union Nationale? Qui peut contester qu'une vie démocratique passe aussi par des phases de rassemblement?

François Bayrou sait avec merveille jouer de cette réalité en créant l'illusion dangereuse qu'un gouvernement peut rassembler "les meilleurs".

Si il y a illusion, c'est parce que les choix politiques ne se font pas sur une qualité morale (le Bien contre un nouvel axe du Mal) mais sur sur la cohérence et la force d'un projet. On rassemble autour d'un projet, non parce tout d'un seul coup les divergences n'existent plus et que tout le monde est gentil.

Il y a bien sûr plusieurs façons d'être de gauche ou de droite. Il y a toujours des regroupements et des choix électoraux qui se construisent en faisant bouger les lignes: c'est la construction d'une majorité sur un projet politique. F. Bayrou n'est pas dans cette option: il prétend incarner un choix au-dessus de la mêlée. "Ni droite, ni gauche: consensuel autour de moi!"

En réalité, ce jeu de rôle n'est pas vain. Constatant qu'il était encore parti pour arriver loin derrière, F. Bayrou a passé son mois de janvier à maudire toute la presse.... Résultat? ce qui devait arriver arrive! Ayant attiré à lui quelques déçus de notre Présidente de de Région et le flot des électeurs qui expriment dans les urnes leur révolte, le candidat de l'UDF a pris du poids dans les sondages! Le plus incroyable est que cette évolution se construise finalement avec deux éléments principaux : le vide des propositions et le soutien large de nombreux médias...

Sur le dernier aspect, on ne compte plus les "unes" sur "le nouveau troisième homme"... les journalistes les plus conformistes affirment leur soutien, ce qui constitue la nouvelle façon de se croire révolutionnaire tout en étant très strictement consensuel.

Du côté des propositions, on peut en souligner au moins deux qui manifestent que le "projet espoir" qu'il prétend porter n'est qu'un retour à l'immobilisme le plus complet.

Parle -t-on de projets d'éducation? F. Bayrou nous explique (sur TF1 le 26 février) ni plus ni moins que la cogestion entre l'Etat et les syndicats d'enseignants est "une chance pour la France"!... cette conception n'est rien moins que l'aveu d'un aveuglement: il n'y a pas de pire sclérose que celle de notre lourdeur administrative qui trouve son paroxysme dans l'Education Nationale... "Veux tu une mutation camarade? Prends d'abord ta carte chez nous? Veux tu un soutien? Tu aurais dû faire grève avec nous!"

Ayant été DRH pendant plusieurs années, je peux témoigner de l'intérêt des discussions avec les syndicats lorsqu'elles restent dans le cadre d'une recherche de solutions de terrain: il s'agit alors de dialogues sans confusion des genres. Mais, par contre, dire que la transposition au niveau national est envisageable et doit aller jusqu'à valoriser la cogestion  est vraiment une garantie de blocage! 

Parle-t-on d'institutions? Dans un récent article du Monde, il en dit un peu plus sur ses projets si il devait être élu:

"Parmi les premiers grands chapitres du redressement, il y a les institutions. Le président de la République assume ses responsabilités, mais le gouvernement ne pratique plus le passage en force. Le 49-3, les ordonnances, n'entrent plus dans le cadre des rapports entre le gouvernement et le Parlement. On met en place une loi électorale juste : 50 % des sièges au scrutin majoritaire de circonscription, 50 % à la proportionnelle, avec une barre à 5 % des suffrages. On garde ainsi une dynamique majoritaire tout en répondant à l'impératif d'une représentation équilibrée des territoires et des opinions".
Prenons bien garde de décrypter ce type de proposition! On ne peux pas tout dire à la fois:
1/ si je gagne il y aura un regroupement nouveau autour de moi;
2/ ce rassemblement hybride et hors norme sera majoritaire aux législatives et me permettra de mener ma politique de rassemblement;
3/ j'aurai une telle majorité que je n'aurai plus besoin des instruments qui ont fait leur preuve en permettant la stabilité de la 5ème République;
4/ je promet même que tout sera merveilleux et que l'on pourra donner un siège à chaque parti ayant des candidats, le tout en gardant des majorités stables et en sortant des querelles de partis...
Ce type de perspective relève de l'illusion d'optique... ou plus gravement de la démagogie. Le nouveau chouchou des médias est un maître de la confusion: à nous de le démasquer!
Par Vincent YOU
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Vendredi 9 mars 2007

Alors que la campagne gagne en intensité, "la Charente avec Nicolas Sarkozy" organise une grande réunion publique:

le jeudi 15 mars à 18h à l'Espace Carat (l'Isle d'Espagnac)

avec Jean-Pierre Raffarin

et Philippe Douste-Blazy

deux orateurs qui connaissent bien deux des favoris médiatiques de l'élection présidentielle: Ségolène Royal pour l'un et François Bayrou pour l'autre!

Pour tout renseignement : 05 45 38 13 16 

lacharenteavecsarkozy@wanadoo.fr

Par Vincent YOU
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Lundi 12 mars 2007

L'actualité locale nous donne une belle illustration de se que peut être la vie politique.

En inaugurant sa permanence électorale, la candidate dissidente du PS a expliqué par le menu les raisons de son opposition au parachutage de Malek Boutih qui a reçu l'investiture du PS pour briguer la 4ème circonscription de la Charente.

Elle a cependant tenu à ce que les choses soit claire: « Le 17 juin, il n'y aura qu'un seul homme à battre, c'est Philippe Mottet », a-t-elle martelé (c'est Sud-ouest dans son édition du 12 mars qui nous l'apprend).

Cette petite phrase nous en dit long sur deux points importants:

1/ les membres du PS ne sont toujours pas prêts à comprendre que l'on peut s'opposer sur des idées sans mettre de la haine dans notre façon d'agir; les mêmes se parent si souvent de toutes les vertus...

2/ les amis de François Bayrou doivent encore nous expliquer comment procéder pour faire travailler ensemble la droite et la gauche!

C'est l'honneur de la droite et du centre que de mener une campagne où les querelles de projet permettent des choix clairs sans tomber dans l'appel au meurtre!


Par Vincent YOU
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Lundi 19 mars 2007

Après les noms d'oiseaux échangés entre Malek Boutih et le PS local, après les charmants appels au meurtre de Martine Pinville, c'est au tour de Cécile Forgeron de s'illustrer en donnant un signe de sa noble conception de la politique... La Charente Libre  du samedi 17 mars, nous donne un écho de sa participation à a réunion de lancement du Comité de soutien à notre présidente de région...  elle a eu cette phrase définitive "Si on aime les gens, on ne peut pas être de droite"!!!

Ce à quoi le journaliste réagit par une question judicieuse "aime-t-on vraiment les gens, si l'on aime pas les gens qui sont de droite?"

... une chose est sûre: la gauche charentaise ne fait pas dans la dentelle. On pensait que Georges Frêche était un cas d'espèce, nous avons le malheur de lui avoir trouvé des compétiteurs!

Par Vincent YOU
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