La campagne de Nicolas Sarkozy

Vendredi 2 février 2007

 

Qu'on le veuille ou non, le choix électoral se termine toujours, lors du second tour, par un choix binaire: c'est l'un ou c'est l'autre, il n'y a pas à finasser!

 

Reste le premier tour pour exprimer  plus fortement ses convictions ou marquer par son vote une préférence. Selon la formule  "au premier tour on choisit, au second on élimine!".

Encore faut-il être certain que cette étape de convictions soit une étape utile, avec au minimum le souci de témoigner son appartenance à une famille politique que l'on souhaite voir grandir en influence.

Depuis le 21 avril 2002, nous savons que le choix binaire du second tour peut aussi devenir un choix beaucoup plus tragique par l'opposition entre gauche et Front National... cela n'est qu'une hypothèse mais c'est la première étape de la responsabilité que de la prendre en compte...

Par ailleurs, le choix doit aussi permettre de vérifier que la défense de convictions ne sera plus fructueuse si elle passait par le soutien d'un autre candidat...

C'est le choix de Christine Boutin tel qu'elle l'a exprimée lors du Conseil National du FRS.   

Enfin, il arrive qu'un mariage de raison débouche sur une grande passion: cela peut être le cas! Au fil des étapes, la proximité entre le FRS et Nicolas Sarkozy devient plus forte: derrière le Ministre de l'Intérieur, le candidat montre son humanité, derrière les formules il dévoile sa vision.

Nous restons dans une logique de complémentarité...  pour élargir sa base et construire sa victoire, pour élargir notre audience et faire grandir nos idées pour la France!

Par Vincent YOU
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Mardi 13 février 2007

Hier, Nicolas Sarkozy rassemblait ses comités de soutien à la Mutualité. L'occasion, alors que Ségolène Royal précise ses propositions, de faire un grand discours où il fit un détour par des propos qui ne sont pas très habituels sur les scènes électorales.

Certains, comme l'AFP, on vu dans ce discours un pas vers l'euthanasie lorsqu'il a dit notamment:

"Quand j'entends les débats sur l'euthanasie, je veux me dire, les principes je les respecte, les convictions je les respecte, mais je me dis quand même au fond de moi, il y a des limites à la souffrance qu'on impose à un être humain. J'ai souvent dit le respect que j'avais pour les grandes religions de France, je voudrais simplement qu'on aborde ces questions en partant moins des principes et plus de la souffrance. On ne peut pas rester les bras ballants devant la souffrance d'un de nos compatriotes qui appelle à ce que ça se termine, tout simplement parce qu'il n'en peut plus".

 

Mais ce passage, ajoutée au texte écrit d'origine, ne peut pas être compris sans référence au paragraphe qui l'accompagne:

 

 

"Je veux parler de la vie.
Cette vie qui est devenue plus dure, plus lourde parce qu’on est plus isolé que jadis, parce que les solidarités se sont distendues, parce qu’il y a moins de solidarité familiale, moins de solidarité de voisinage, moins de solidarité de métier. Jadis le niveau de vie était moins élevé mais l’homme n’était pas seul, il était entouré, il était pris en charge, il était protégé. Il était moins libre, mais il pouvait partager les fardeaux de l’existence. Il  pouvait s'appuyer sur une trame de relations humaines et sociales parfois étouffante mais qui lui permettait d'échapper à l’angoisse de la solitude. Cette solitude paradoxale qui fait nos villes surpeuplées et tant de ceux qui y vivent des êtres isolés les uns des autres.
Aujourd’hui le voilà seul ou presque dans un monde de stress, d’incertitude, confronté à la peur de perdre son emploi, à la dégradation de ses conditions de travail, à la pression de la concurrence, à l’exigence de compétitivité, de performance. Les grandes maladies du siècle s’appellent aussi le mal de vivre, le malaise existentiel de la jeunesse, le suicide. On n’en parle jamais. On en a honte. Je veux parler de cela aussi. A côté de la misère, de la pauvreté, je veux parler de la maladie, de la dépression, de ce qui atteint la personne au plus profond de son être, du regard que la société porte sur ces fléaux, sur cette souffrance qui n’est pas matérielle mais qui est humaine, qui est physique, qui est morale. La vie est devenue si lourde pour certains de nos compatriotes. Je veux engager puissamment la recherche médicale Française vers le soulagement de ce mal dont on parle si peu mais qui est si présent pour les jeunes comme les moins jeunes et qui n'est rien d'autre que le mal de vivre."

 

 

Alors que dire? que penser? Pour ma part, je veux entendre cette volonté de faire une campagne qui sorte des seuls sujets académiques, avec courbes d'inflation et ratio d'évolution de la dette... Nous voulons une politique humaine, faite de l'expérience quotidienne de nos fragilités mêlées à nos espérances.  C'est donc une très bonne chose que la campagne présidentielle nous entraîne à vouloir agir dans ce qui fait la souffrance des hommes et notre humanité.

 

 

Oui, la vie est parfois devenue lourde dans notre société. Oui, l'isolement et la souffrance peuvent nous pousser aux bords des précipices. Et c'est parce que nous refusons de subir ce scandale, parce que nous pensons que la valeur de l'homme mérite le déploiement de toutes les solutions d'accompagnement, que nous pensons être la droite humaine!

 

 

En 2005, le Parlement a adopté à l'unanimité une loi sur la fin de vie. Le FRS n'était pas absent de ce choix pour une troisième voie entre l'euthanasie et l'acharnement thérapeutique, comme en témoignent nos propositions.

 

 

La politique n'est pas faite pour déclamer des principes. Elle est précisement l'art de rendre possible ce qui est nécessaire. Il est temps que la France sorte de la misère et de l'oubli de ce qui fait la pâte humaine et la beauté de nos existences. Il est temps qu'elle traduise ses principes dans ses actes! 

En lien avec les milliers de bénévoles qui sont présents au quotidien pour tenir la main,  

en lien avec les profesionnels qui ont choisis d'être des spécialistes de la relation humaine,  

en lien avec tous ceux qui développent les soins palliatifs et permettent de retrouver l'homme sous la maladie et la douleur,  

en lien avec les familles qui veulent garder confiance et ne pas sombrer dans la peur,  

nous ne pouvons accepter de glisser sur le chemin de l'euthanasie, et nous refusons de rester dans un statu quo sans âme. Nous serons les acteurs d'un projet politique qui refuse de "rester les bras ballants". 

Face aux tentations de découragements de nos concitoyens, nous devons retrouver la marque d'une véritable civilisation. Comme le dit Jean Vanier : « le signe de maturité de l’humanité, c’est la tendresse ».

 

 

 

 

 

 

Par Vincent YOU
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Mercredi 21 février 2007

Dans une campagne électorale, il est absolument indispensable de pouvoir vivre directement les ambiances incomparables des réunions publiques.

Au delà des slogans, des petites phrases retenues par les médias, on y découvre la passion portée par un projet politique. On mesure aussi la capacité du cnadidat à faire partager son élan et son enthousiasme.

A ce titre, Nicolas Sarkozy fait partie de grands. Depuis quelques mois, la force et la qualité de ses discours vient compléter l'engouement que suscite son énergie.

Il sera à Bordeaux le jeudi 1er mars. C'est une occasion à ne pas rater. Ceux d'entre vous qui souhaitent partager une voiture pour y participer n'ont qu'à me contacter.

(attention, le lieu vient de changer! l'invitation affichée jusqu'au 23 avril n'est plus d'actualité)

Par Vincent YOU
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Jeudi 1 mars 2007

Lors de son discours à Bordeaux, Nicolas Sarkozy a demandé que l'on reconstruise une école qui soit source de civilisation:

La politique de la vie c’est celle qui bâtit une école qui apprend la vie aux enfants et qui les aide à devenir des adultes et non à rester de grands enfants.
La politique de la vie c’est celle de Jules Ferry lorsqu’il écrit la lettre aux instituteurs :
« Monsieur l’instituteur,
Vous êtes l’auxiliaire du père de famille : parlez donc à son enfant comme vous voudriez qu’on parlât au vôtre.
Il ne suffit pas que vos élèves aient compris et retenu vos leçons ; il faut surtout que leur caractère s’en ressente : c’est surtout hors de l’école qu’on pourra juger de ce qu’a valu votre enseignement.
Vous avez flétri l’égoïsme et fait l’éloge du dévouement : ont-ils, le moment d’après, abandonné un camarade en péril pour ne songer qu’à eux-mêmes ? Votre leçon est à recommencer. Et que ces rechutes ne vous découragent pas ! Ce n’est pas l’œuvre d’un jour de former une âme libre. »

Il a conclu en demandant que le prochain ministre de l'éducation nationale prenne sa plume de la même manière, non pas en demandant à son administration une nouvelle circulaire, mais pour dire lui même aux enseignants ce que doit être l'objectif de leur métier auprès de nos enfants.

Par Vincent YOU
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Jeudi 1 mars 2007

Comme prévu, le parc des expositions de Bordeaux était archi plein pour recevoir Nicolas Sarkozy en présence d'Alain  Juppé. Ce fut l'occasion pour une soirée politique de haut niveau. Ceux qui ne suivent les débats qu'à la télévision gagneraient vraiment à toucher du doigt ce que sont les réunions publiques de Nicolas Sarkozy.

Ce soir, deux thèmes étaient particulièrement évoqués: le développement durable et la politique de la vie.

"Ici, à Bordeaux, je suis venu parler de ce dont les candidats à l'élection présidentielle ne parlent jamais parce que la politique a fini par se confondre avec la gestion. Je suis venu parler de l'idée que je me fais de la vie.
Parce que la politique s'était laissée petit à petit envahir par la statistique et par le chiffre, qu'elle a cessé de parler au coeur et à la raison, parce que la politique a fini par oublier qu'elle n'avait d'autre justification que de servir l'homme, d'autre finalité que la vie.
Je ne crois pas à la politique du malheur et de la souffrance. Je ne crois pas à la politique qui se propose de sauver l'homme par le sacrifice et par la douleur.
Les circonstances peuvent imposer le sacrifice au service d'une cause pour laquelle il peut valoir la peine de souffrir, non comme une fin en soi.
La politique qui n'a comme horizon que le sacrifice de l'homme est une politique qui se détruit elle-même.
Je veux remettre la politique à l'endroit. Je veux remettre l'homme et la vie au centre de la politique"
.

Il est clair que les deux thèmes choisis se marient particulièrement bien. Développement durable et politique de la vie se retrouvent lorsqu'ils sont effectivement centrés sur la personne humaine.

"On ne sauvera pas l’humanité, on ne préservera pas la planète en abaissant l’homme, en essayant de ressusciter un état de nature qui n’a jamais existé.
On ne sauvera pas l’humanité en faisant de l’écologie une idéologie totalitaire qui se donnerait pour objectif de libérer l’homme de la civilisation pour le renvoyer à l’état sauvage.
On ne sauvera pas l’humanité en appauvrissant tout le monde et en partageant le travail. Je refuse que l'on somme l'homme de choisir entre la croissance et l'environnement. Je veux le progrès économique dans le respect de la planète. Je veux l'emploi pour tous avec le développement durable. Je veux l'Europe et la nation. Je veux le mouvement et l'ordre. Je veux la synthèse car la France est une synthèse.

On sauvera l’humanité en remettant de l’humain dans la politique et dans la civilisation.
On sauvera l’humanité en mettant la science et l’économie au service de l’homme et non l’homme au service de la science et de l’économie.
On sauvera l’humanité en se battant contre la déraison par la raison.
On sauvera l’humanité en lui faisant préférer la recherche du bonheur plutôt que la volonté de puissance.
On sauvera l’humanité en non par la décroissance mais par le développement.
On sauvera l’humanité non en détruisant l’économie de marché mais en l’obligeant à prendre en compte toutes les conséquences et donc tous les coûts".

"Mais c’est bien pour cela que la politique existe : parce que tout n’est pas quantitatif. C’est bien pour cela que la politique participe de la civilisation, parce que la civilisation c’est davantage de la morale, de l’esthétique, du spirituel que de la comptabilité.
La politique de la vie c’est la politique qui donne à tous les hommes un statut et une utilité sociale. La politique de la vie c’est celle qui permet à tous les hommes de travailler et de s’émanciper par le travail. Je veux rendre au travail sa valeur morale et sa capacité d’émancipation.
Je veux rendre au travailleur la première place dans la société. Je n'accepte pas que l'assisté ait les mêmes revenus que le travailleur.
C’est tout le sens de mon projet politique : je veux redonner au beau nom de travailleur le prestige qu’il a perdu, parce qu’en abaissant le travailleur on a abaissé l’Homme".

Enfin, ces derniers passages:
"je crois dans la vie, la vie est unique, la vie est sacrée mais je veux également que l'on s'interroge sur la souffrance lorsqu'elle rend la vie impossible"

"J'ai voulu vous parler de la vie parce que c'est en donnant à chaque français le sentiment que sa vie vaut la peine d'être vécu, c'est en lui permettant de trouver un sens à sa vie dans l'accomplissement de ses rêves, c'est en lui procurant les moyens de faire de sa vie une aventure dont il sera le héros, c'est en permettant de vivre et pas seulement de survivre que la France redeviendra la France, c'est à dire l'un des noms que les hommes donnent au bonheur de vivre et à la fraternité".

On peut penser tout ce que l'on veut de telle ou telle proposition. On peut convenir de telles faiblesses ou redire une insuffisance. Il reste que des propos de ce type sont absolument nouveaux sur notre scène politique et qu'ils évoquent des réalités profondes que la politique avait perdu de vu. Bien loin des stratagèmes de François Bayrou sur le "gouvernement des meilleurs" autour d'une improbable union de la droite et de la gauche, c'est d'un projet politique renouvellé  dont la France a besoin.

Par Vincent YOU
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Samedi 10 mars 2007

Petit à petit, nous commencions à penser que la chape de plomb du politiquement correct était durablement fissurée. La victoire du NON le 29 mai 2005, la perçée de Ségolène Royal et la montée en puissance de François Bayrou sont autant d'évènements qui démontrent l'intérêt des français pour des prises de position à rebours des présupposés du parisianisme médiatique.

Ces jours ci, une nouvelle polémique a éclatée autour de la proposition de Nicolas Sarkozy de créer un ministère de "l'immigration et de l'identité nationale".

Voici précisemment les propos tenus:

"ARLETTE CHABOT
Alors on va parler priorités. Vous avez dit beaucoup de choses, parce que vous êtes parti tôt en campagne, avec un programme, que vous avez présenté aux Français. Moi je voudrais savoir, si vous êtes élu, le lendemain de votre élection qu'est-ce qui se passe ? À quoi ressemblerait le gouvernement de NICOLAS SARKOZY ? Combien, des hommes, des femmes, la parité, des jeunes, des anciens, qui ?

NICOLAS SARKOZY
Quinze ministres. Des ministères qui ne ressembleraient pas à ceux d'aujourd?hui, parce que je crois qu'un pays de 64 millions d'habitants doit avoir un nombre limité de ministères, mais des ministères rebâtis. Par exemple, je veux un ministère de l'immigration nationale et de l'identité nationale, parce qu'aujourd'hui le dossier de l'immigration est explosé en trois ministères différents. Une équipe soudée, avec des personnalités qui viendraient d'autres formations politiques que la formation politique majoritaire?".

Vous trouvez cela anodin? Vous pensez que c'est plutôt du bon sens? Malheur à vous! vous êtes en train de flirter avec l'extrême droite et de franchir la ligne brune qui sépare la civilisation de la barbarie!

Ce n'est pas moi qui le dit... mais une foule de gens bien attentionnés et libres d'esprit:

Francois Hollande a parlé d'un "flirt poussé" avec l'extrême droite;

François Bayrou a jugé, que le candidat de l'UMP avait franchi "une frontière": "Enfermer dans la même phrase immigration et identité nationale, je ne sais pas si vous voyez ce que ça cherche à évoquer mais je dis qu'il y a là une frontière franchie";

Pour Marie-Georges Buffet:"Réveiller ainsi l'époque de Vichy pour mieux donner des gages aux thèses xénophobes et racistes du Front national est indigne d'un candidat républicain à l'élection présidentielle";

Enfin, le MRAP a exprimé son indignation "face aux idéologies vichystes qui reviennent en force. Nicolas Sarkozy n'hésite pas à flirter avec les pires heures du passé".

Les donneurs de leçon sont donc de retour!

En guise de liberté d'esprit et de définition de l'identité française, Nicola Sarkozy a fait coup double lors de son déplacement à Caen hier soir.

Sa démonstration se fait en plusieurs temps:

Tout d'abord, une définition de ce qu'est l'identité de la France:

"Qu'est-ce que la France ? La France est un miracle. Ce miracle est politique. Il est intellectuel. Il est moral. Il est culturel.
C'est le miracle de la France de conjuguer une identité si forte avec une aspiration si grande à l'universalisme.
C'est le miracle de la France d'être une grande patrie faite d'une multitude de petites patries unies par une formidable volonté de vivre ensemble, de partager une langue, une histoire, une façon d'être et de penser, où chacun se reconnaît dans un idéal et un destin communs sans que soient effacés les histoires personnelles et les destins particuliers.
C'est le miracle de la France d'avoir forgé de l'unité sans jamais fabriquer de l'uniformité.
C'est le miracle de la France de combiner une aussi haute idée de l'Etat avec une passion aussi grande de la liberté.
C'est le miracle de la France d'être aussi fortement attachée à l'idée de nation et en même temps aussi ouverte sur le monde.
C'est le miracle de la France d'aimer d'une même passion l'égalité et le mérite, le sentiment et la raison.
Mais chacun sent bien que ce miracle est menacé. La France est une terre charnelle à laquelle chacun se sent rattaché par un lien mystérieux dont il ne sait au fond qu'une chose, c'est qu'il ne peut le couper sans perdre quelque chose de lui-même.
La France c'est une culture, un idéal, une idée. « Une âme, un principe spirituel » disait Renan.
La France ce n'est pas une race, la France ce n'est pas une ethnie. La France c'est tous les hommes qui l'aiment, qui sont prêts à défendre ses idées, ses valeurs, à se battre pour elles.
La France elle est dans les têtes et dans les coeurs.
La France est partout où ses valeurs sont vivantes dans la tête et dans le coeur des hommes.
La France c'est un rêve de civilisation.
La France c'est un rêve d'unité.
La France c'est un rêve d'émancipation.
La France c'est un rêve de grandeur et d'universalité.
La France c'est une vieille nation.
La France ce n'est pas une page blanche. C'est un pays qui a une longue histoire. C'est un pays qui s'est forgé au cours des siècles une identité, une personnalité qu'il faut respecter, qu'on ne peut pas effacer, qu'on ne peut pas ignorer, qui est une part de l'identité de chacun, qui est faite de mille apports, de commémorations, de leçons d'instituteurs, de réminiscences qui se transmettent de génération en génération, de souvenirs d'enfance, de vieilles histoires de grands-pères qui ont fait la guerre et qui racontent à leur tour à leurs petits-enfants ce que leurs grands-pères leur ont raconté jadis
".

Deuxième temps: nous devons cesser de nous auto-flageler!

"La mode de la repentance est une mode exécrable.
Je n'accepte pas que l'on demande aux fils d?expier les fautes des pères.
Je n'accepte pas que l'on juge toujours le passé avec les préjugés du présent.
Je n'accepte pas cette bonne conscience moralisatrice qui réécrit l'histoire dans le seul but de mettre la nation en accusation.
Je n'accepte pas ce changement systématique de la nation qui est la forme ultime de la détestation de soi.
Car pour un français, haïr la France c'est se haïr lui-même.
Je n'accepte pas que l'on veuille vivre en France en professant la haine de la France".

Troisième temps: le lien entre notre identité et notre capacité à intégrer ceux qui arrivent en France:

"En abîmant la fierté d'être Français, en ressassant indéfiniment de vieilles haines qui appartiennent au passé, en voulant faire expier aux fils les fautes des pères, en cherchant dans l'histoire la cause de tous ses échecs on occulte les vraies causes qui sont dans le présent et dans chacun de nous. Et l'on dessert la cause que l'on prétend servir. Car dresser les Français les uns contre les autres, attiser les rancoeurs et la haine de soi, c'est prendre le risque d'affaiblir la solidarité nationale et c'est desservir la cause de l'intégration que l'on prétend servir. Parce que l'on cherche rarement à s'intégrer à ce que l'on a appris à détester.
A ceux qui veulent vivre en France, la France ne demande au fond qu'une chose, c'est qu'ils admettent que la France ne commence pas avec eux mais qu'elle a commencé il y a bien longtemps et qu'elle veut seulement qu'on l'aime et qu'on respecte ses valeurs, qu'on prenne en partage son histoire, qu'on se sente partie prenante de sa destinée.
A ceux qui veulent vivre en France, nous voulons offrir la fierté d'être Français. Ceux qui méprisent la France, ceux qui la haïssent ne sont pas obligés de rester".

D'où une conclusion qui montre que la France peut accueillir tous ceux qui comprennent qu'elle est une synthèse:

"Qu'est-ce que la France sinon d'abord une idée de l'homme, du respect qu'on lui doit, des droits que nul ne peut lui retirer ?
Qu'est-ce que la France sinon un combat multiséculaire pour la dignité de la personne humaine et pour sa liberté ?
Qu'est-ce que la France sinon une culture qui se veut l'héritière de toutes les cultures qui dans le monde ont apporté quelque chose à l'idée d'humanité ?
Qu'est-ce que la France sinon la foi dans la capacité de l'homme à s'améliorer ? Sinon une identité forgée par des siècles d'histoire et des valeurs partagées. Une identité qui s'enrichit des différences de chaque nouvelle génération. Mais que les choses soient claires, pour moi les mots identité nationale sont une réalité républicaine profonde.
Qu'est-ce que la France sinon cet effort continuel pour faire la synthèse de ce qu'il y a de plus grand et de plus beau dans les hommes, sinon cet intercesseur unique entre ce qu'il y a de singulier dans chaque homme et ce qu'il y a d'universel dans tous les hommes, entre le sentiment de chacun et la raison de tous ?
La France c'est un art, c'est une culture, c'est une manière d'être et de penser.
La France c'est la pensée claire, c'est la raison, c'est l'esprit des Lumières.
C'est aussi 2000 ans de christianisme, 2000 ans de civilisation chrétienne. C'est Saint Denis, c'est Reims, c'est le Mont Saint-Michel. C'est Dieu sorti de la pénombre du sanctuaire où l'art roman l'avait enfermé pour être offert à la lumière des cathédrales.
C'est la morale laïque qui incorpore 2000 ans de valeurs chrétiennes.
C'est le respect de toutes les religions.
C'est l'universalisme et c'est l'humanisme (...)
La République a accompli le vieux rêve des rois. Elle nous a fait une nation une et indivisible. Une communauté de libres citoyens.

Etre Français c'est aimer la France, c'est vouloir la République , c'est respecter l'Etat.
Etre Français c'est prendre en partage l'histoire de la France et les valeurs de la France.
Etre Français
c'est penser qu'au-delà de la droite et de la gauche, au-delà des partis, au-delà des croyances, il y a quelque chose de plus grand qui s'appelle la France.
J
e veux dire à tous les Français que la France est plus forte quand elle est unie, que la désunion des Français a toujours causé l'affaiblissement de la France, que lorsque la France est faible c'est chacun d'entre nous qui se trouve affaibli.
Etre Français c'est se sentir l'héritier d'une seule et même histoire dont nous avons toutes les raisons d'être fiers. Si on aime la France, on doit assumer son histoire et celle de tous les Français qui ont fait de la France une grande nation".

Maintenant faite un exercice : relisez les condamnations faites par nos belles âmes... et posez vous une question? Qui est libre d'esprit? qui a le mieux compris ce qui fait la beauté et la grandeur de la France? qui comprend le mieux ce qui fait que la France peut accueillir de nouveaux arrivants dans des conditions qui permettent la paix civile?

Certains pensaient que François Bayrou était l'homme des grands changements. Il vient de nous montrer qu'il est avant tout le fidèle héritier de toute une génération de politique qui ne sont pas capables de voir plus loin que les modes.





 







 

Par Vincent YOU
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Mercredi 18 avril 2007

Nous aurons tout entendu dans cette campagne: le drapeau pour tous, le dépassement du clivage droite-gauche pour rassembler les meilleurs... autant d'idées bien gentilles mais dont on retiendra un mérite, celui de souligner le besoin d'un retour à l'unité nationale.

Il n'y a pas d'unité nationale sans fraternité, sans les gestes que nous ferons tous pour marquer à nos voisins que nos différences passent après notre commune humanité.

En meeting à Metz, Nicolas Sarkozy a précisé ce qui défini la fraternité. Voici quelques passages d'un discours de haute vollée:

"Je veux remettre la fraternité au cœur du projet républicain. Je veux qu’elle devienne une réalité entre les hommes et les femmes de notre pays.
Dans les valeurs de la République , la fraternité n’est pas une valeur moins importante que les autres. C’est la plus importante de toutes.
La fraternité, ce n'est pas que l'affaire de la société civile. Ce n'est pas seulement la préoccupation du monde associatif. Ce doit être le combat d'un Président de la République : la Fraternité ! Car sans elle on ne peut pas rassembler.
La fraternité c’est le message que la Grèce a mis dans la bouche d’Antigone quand elle dit : « Je suis née pour partager l’amour, non pour partager la haine ».
La fraternité c’est deux mille ans de christianisme.
La fraternité c’est Jeanne qui se tient devant ses juges sans prononcer aucune parole de haine.
La fraternité c’est la République avec les droits de l’homme.
La fraternité c’est Jean-Paul II qui rend visite pour la première fois dans l’histoire de l’Eglise au grand rabbin de Rome et qui dit aux jeunes du monde entier : « N’ayez pas peur », parce qu’il croit que la force de l’amour est invincible.
La fraternité c’est Benoît XVI qui prie dans la grande mosquée d’Istanbul.
C’est le père Christian, le supérieur du monastère de Tibhirine, s’adressant par avance dans son testament au fanatique islamiste qui allait un jour l’assassiner pour lui pardonner son geste : « Et toi aussi l’ami de la dernière minute qui n’auras pas su ce que tu faisais, oui pour toi aussi je le veux, ce merci, cet « A-Dieu » envisagé de toi. Et qu’il nous soit donné de nous retrouver, larrons heureux en Paradis, s’il plaît à Dieu notre Père à tous les deux. »
La fraternité c’est la prière inscrite sous la coupole de la cathédrale Notre-Dame d’Afrique à Alger : « Dieu veille sur nous, chrétiens et musulmans ».
La fraternité c’est la force qui poussera un jour, je l’espère, l’enfant grec à cesser de détester l’enfant turc, l’enfant palestinien à cesser de haïr l’enfant juif, l’enfant chiite à cesser de maudire le sunnite, l’enfant chrétien à tendre la main à l’enfant musulman, l’enfant algérien à ouvrir les bras au Français, l’enfant serbe à devienir l’ami du Croate"

Plus je lis les discours de Nicolas Sarkozy, plus j'écoute ces émissions, plus je pense qu'il a plus que d'autres compris ce qui fait la profondeur de l'humanité... ce qui le rend digne des plus hautes responsabilités!

Par Vincent YOU
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Lundi 23 avril 2007

 

Au terme d'une campagne longue et difficile, les résultats de ce premier tour sont riches en enseignements. Il est encore un peu tôt pour en tirer toutes les conclusions mais, d'ores et déjà, des lignes de force peuvent être soulignées:

1/ sur 12 candidats, seuls 4 parviennent à dépasser le seuil des 5%, preuve que l'attente des français va dans le sens du choix d'une ligne forte. On peut toujours chercher à défendre des convictions, il faut apprendre à le faire au sein d'un ensemble plus large. Le temps des petites chapelles qui surlignent leurs divergences est terminé;

2/ Nicolas Sarkozy obtient un score que personne n'aurait prédit. Il a réussi son pari de réunir sur son nom une vaste famille politique. Plus encore, il présente un projet clair et cohérent qui donne à la droite française un visage renouvellé, loin du politiquement correct mais solidement ancré dans des propositions fortes et équilibrées. La droite est sortie du complexe qui bloquait son discours depuis 25 ans.

3/  Notre Présidente de Région sera présente au second tour, ce qui est déjà une victoire pour elle. Il lui reste maintenant à convaincre tous ceux qui ont douté d'elle et ont choisi, pour certains, la palette de l'extrême gauche et, pour d'autres, la recherche d'une modernisation de la gauche en espérant construire un parti social-démocrate... bon courage pour ce grand écart!

4/ François Bayrou marque une forte progression et parvient en troisième position... il peut triompher devant les caméras... si l'on oublie que le second tour sera précisement le contre-exemple de son discours puisque l'on retrouve le fonctionnement bipolaire entre droite et gauche. Que fera-t-il? entre la nécessité de ne pas renier trop vite son discours et l'urgence d'envisager aussi les législatives où les députés UDF sont tous élus par les voix de droite... il y a fort à parier que l'unité de ses troupes soit rapidement fragilisée, c'est le paradoxe des troisièmes hommes!

5/ Le Pen perd 20 ans de progression: il est bien en dessous de son score de 1988... que vont conclure les beaux esprits? Que Nicolas Sarkozy a su trouver les mots pour regagner la confiance d'une forte partie de l'électorat populaire ce qui est positif... ou que le simple fait de parler d'identité nationale et d'immigration est une faute morale au regard de la pensée unique?

 Il reste 15 jours pour faire un choix: d'un côté, un projet socialiste autour d'une candidate sans expérience dont on peut penser que l'argument majeur sera celui de la peur; de l'autre un projet pour créer un "nouveau rêve français" à l'opposé de la pensée 68...

Un vrai choix pour notre pays!

Par Vincent YOU
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Lundi 23 avril 2007

Chaude ambiance hier à la salle Gaveau! Le simple fait d'être en tête était une satisfaction, celui de dépasser les 31% faisait chavirer les plus discrets... les chanceux, dont j'étais, partageaient la joie de vivre cette soirée tout en goûtant la sérénité d'une soirée parisienne agréable.

 Au delà de la fête, il faut remarquer la qualité des propos de Nicolas Sarkozy: il a une nouvelle fois manifesté sa capacité à élever les débats au niveau des enjeux de notre pays.

Prenez quelques minutes pour l'écouter, c'est un homme d'Etat qui s'exprime!

 

Par Vincent YOU
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Mardi 24 avril 2007

Le rendez-vous du 6 mai va arriver très rapidement avec un choix entre deux projets.

Au delà des propositions des uns et des autres, il est aussi nécessaire de se souvenir que le chef de l'Etat n'est pas un poste électif parmi d'autres...

Selon la formule, il s'agit d'être à la fois "un arbitre et un capitaine", ce qui n'est pas mince!

Plus encore, le chef de l'Etat est le chef des Armées (article 15 de la constitution), le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités (article 5). Il veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'Etat (article 5).

Il est nécessaire de mesurer que ces fonctions nécessitent une expérience et une capacité. Au delà des préférences du premier tour, ceux qui ont pu choisir de voter pour François Bayrou, Philippe de Villiers et tous les autres doivent voir en face le choix qui se présente à nous.

Tous peuvent avoir des désaccords sur tel ou tel point; tous doivent voir qu'il s'agit maintenant de choisir celui qui saura le mieux agir pour défendre la France dans les choix internationaux, qui saura diriger l'Etat et impulser une dynamique, qui saura garder son sang froid pour trancher le moment venu que ce soit sur des questions nucléaires ou de terrorisme.

Il suffit de lister ces points forts pour voir qu'il n'y a pas photo entre les deux candidats et qu'il faut continuer à se mobiliser pour choisir quel avenir donner à la France!

Par Vincent YOU
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