Petit déjeuner, vendredi, dans un bar proche de l’Assemblée, avec un proche de François Bayrou. Il est euphorique. Ne « bluffe » pas. Y croit vraiment. « On prend partout, me dit-il. Chez Royal, qui passe pour une cruche chez les bobos. Chez les anti-sarkozistes, qui ne supportent pas de le voir présenter le JT en invitant un coup PPDA, un autre Chazal (humour !!!). Chez les lepénistes, qui se disent que François, finalement, peut être le bon « bouton » pour faire turbuler le système. Enfin chez tous ceux qui veulent faire la nique au duo Sarko-Ségo. Y compris à l’extrême gauche où l’on se dit : « en votant Bayrou, on le fait passer devant Le Pen, donc, aucun risque d’un 21 avril bis. » » Son « scénario » : Royal dévisse, Sarkozy et Le Pen se tassent, Bayrou monte, monte… Sur le fil, le soir du premier tour, il devance Ségolène. Puis fait le plein de tous les anti-Sarko et… l’emporte 51-49. « OK. Mettons que tu aies raison, lui dis-je. Et après ? Comment fais-tu pour gouverner ? » Un (long) silence, puis : « les Français imposeront une nouvelle majorité » - « Et aux législatives, tu fais comment ? » - « Ca se fera au cas par cas » - « Et si, même soutenu par ta majorité droite-gauche ça ne va pas fort et qu’il y a un vote de censure ? » - « Les Français ne comprendraient pas. Et ceux qui nous sanctionneront seront pénalisés ». Guère convaincant sur la fin… L’homme Bayrou plaît (rebelle et consensuel à la fois), mais il souffre d’un manque : l’absence de perspective. Or, c’est précisément de perspectives dont ont aujourd’hui soif les Français. De demain, pas d’immédiateté. A moins qu’ils n’aient, définitivement, perdu tous leurs repères…
Je trouve l'anedocte très convaincante et pertinente: du fait de nos institutions qui sont basées sur des majorités stables et une opposition binaire, les troisièmes forces n'existent pas. Si la crise devait nous pousser jusqu'à ce type d'errements, la perspective de l'UDF est basée sur une tromperie: on ne peut pas ajouter des contraires et mériter la confiance!
Pour ce qui est du FRS en Charente et à Cognac en particulier, la suite est désormais tracée: préparer la venue de Christine Boutin dans notre département et participer activement aux législatives. A suivre, sur ce blog notamment!


J'étais hier à Cognac pour une première réunion de lancement du FRS. Nous étions une quinzaine, dont une élue locale, pour échanger sur le parcours de Christine Boutin, la ligne politique défendue par le FRS et le sens du soutien à Nicolas Sarkozy.
La vérité c'est que notre pays n' a jamais autant dépensé pour sa protection sociale... et que le niveau du chômage (malgré les récentes évolutions favorables) et de la pauvreté sont durablement élevés et problématiques. Comment faire pour en sortir?
J'ai grandi avec l'image d'un homme en blanc qui intriguait le monde.
Dans son édition du jour, Sud-Ouest annonce la venue de Christine Boutin... On peut s'en réjouir puisque nous leur avions préparé un communiqué de presse.
Avant la réunion publique prévue à 20h30, il restait une grosse heure pour réunir autour d'un buffet les militants de l'UMP de la Charente et un certains nombre de personnes susceptibles d'être particulièrement intéréssées par le projet politique du FRS.